Le Bois énergie : quel avenir?
Le bois représente une faible part de la consommation d’énergie primaire mondiale : environ 10 % . Alors que s’il est exploité de manière soutenable, le bois est une ressource renouvelable, qui contrairement aux énergies fossiles, ne participe pas au réchauffement climatique.

Si on prélève du bois et qu’on le brûle, le CO2 libéré doit être compensé par la pousse d’autres arbres pour être neutre en carbone.
Pour de nombreuses personnes, lorsque l’on évoque l’utilisation du bois comme ressource énergétique, ils imaginent de vastes étendues défrichées. Ces personnes n’ont pas tort concernant l’Asie, l’Afrique ou l’Amérique du Sud. A l’inverse, les forêts européennes (notamment françaises) et nord-américaines se portent bien.
Chaque année, les forêts européennes progressent et poussent d’environ 764 millions m3. Mais, depuis des décennies, cette énergie rustique a été délaissé dans les pays développés. Les prélèvements n’atteignent que 60 % de ce volume, laissant entrevoir un potentiel de développement pour la filière.
Pourtant, le bois a de nombreux avantages pour un coût réduit :
- Il est produit localement, maintenant des emplois en zones rurales ;
- Il accroît l’indépendance énergétique ;
- Il a de multiples usages (production de chaleur, d’électricité et même de carburants)
- Enfin, il peut être utilisé sous des formes classiques (bûches, granulés) ou être transformé en gaz ou en essence.
Toutefois, la combustion du bois est un important émetteur de polluants atmosphériques dangereux pour la santé en usage domestique : particules de suie, dioxines, furanes, PCB, benzène et plomb. Cela ne doit pas être négligé si la filière est amenée à se développer. Une interrogation revient souvent concernant le bois énergie : une protection de l’environnement (en réduisant les émissions de CO2) ou de la santé?
A une échelle industrielle, il existe des systèmes qui permettent de réduire considérablement les émissions de polluants pour un coût supportable. Pour les particuliers, des filtres à particules apparaissent sur le marché afin de limiter la pollution.

