21 millions d’emplois en Europe sont liés à l’environnement d’une manière ou d’une autre et le marché mondial des produits et services environnementaux devrait doubler au cours de la prochaine décennie, passant de 1370 milliards de dollars par an à 2740 milliards de dollars par an.
Le secteur des énergies renouvelables pourrait ainsi créer plus de 20 millions d’emplois dans le monde d’ici 2030, dont près de 3 millions en Europe.

Le greenbusiness offre des opportunités pour les entreprises qui produisent des biens et services contribuant à éviter, réduire ou supprimer des nuisances pour l’environnement.
En premier lieu, la réduction des coûts par l’éco-conception, en diminuant les besoins énergétiques et en matières premières, est un puissant levier pour les entreprises. Une société verte peut tirer de nombreux avantages de son positionnement : image positive, nouveaux débouchés, anticipation de normes futures, diminution des risques, valorisation boursière et financière…
Attention aux dérives du greenwashing, qui consiste à embellir une marque, une entreprise ou un produit par l’utilisation de la cause écologique sans forcément reposer sur du concret.
La tendance aujourd’hui est pour les entreprises à « verdir » leur message, sentant l’engouement des consommateurs. Par exemple, entre 2006 et 2007, le nombre de publicités vertes a quasiment triplé en France . Il ne s’agit trop souvent que de communication et de marketing. Mais cela montre qu’ils sont sensibles à l’opinion, tout comme les politiques sont sensibles à l’opinion.
Le rôle des entreprises est avant tout de créer de la richesse. Pour se faire, elles doivent produire des biens et des services qui entraînent généralement des émissions, des rejets et des déchets. L’accroissement du PIB et des émissions de CO2 suivent d’ailleurs une courbe parallèle.
Toutefois, par la volonté des différents acteurs (industriels, consommateurs et politiques) de voir des produits et des processus de fabrication plus écologiques, les entreprises s’intéressent de plus en plus au secteur vert.
Après la Révolution industrielle et la révolution informatique, nous pourrions assister à une révolution verte qui entrainerait bien sûr la disparition d’activités polluantes au bénéfice d’activités peu (ou pas) émettrices de CO2 ainsi que de plus de créations d’emplois que de destructions dans les autres secteurs. Source : Commission Européenne, PNUE, MEEDDAT, ARPP.

Nous avons publié plusieurs articles sur le thème du greenwashing appliqué à l’informatique : http://www.greenit.fr/tag/greenwashing