anana Gusmão, le premier ministre du jeune Timor Oriental dans le pacifique, a annoncé mercredi qu’il avait ratifié le protocole de Montréal, en faisant ainsi le premier accord environnemental ayant été signé par 196 pays. Un traité pour la protection de la couche d’ozone, la protection de toute vie sur la terre contre les rayons ultra-violets mortels, a atteint une première dans l’histoire des traités mondiaux sur l’environnement.

L’annonce historique, faite pendant la journée internationale des Nations Unies pour la protection de la couche d’ozone, est l’une des plus récentes dans la liste des réussites du traité sur l’ozone qui évolue rapidement. Le protocole de Montréal a atteint une participation jamais atteinte auparavant par aucun traité, actuellement le nombre de signataires du protocole est de 196.
Le protocole de Montréal, conçu pour abandonner progressivement les polluants qui détruisaient le bouclier protecteur de la planète, aura en l’espace de trois mois retiré du commerce près de 100 produits chimiques liés à la destruction de la couche d’ozone.
Marco González, du secrétariat de l’ozone du PNUE, affirma que l’objectif était maintenant de passer de gaz comme le chlorofluorocarbone (CFC) à leur substituts que sont les HCFC et les HFC dans l’usage des réfrigérateurs, des mousses et des extincteurs. En 2007, les gouvernements se sont mis d’accord pour accélérer le processus de blocage de la production et d’abandon progressif des hydro chlorofluorocarbones ou des HCFC (principalement pour leurs impacts sur les changements climatiques).
Les bénéfices maximum de ces mesures pourront seulement être constatés si elles vont de paire avec l’introduction d’équipements plus économiques en énergies qui pourront fonctionner avec des substances ayant moins voire aucun potentiel de réchauffement climatique.
L’objectif est maintenant de passer rapidement aux Hydrofluorocarbures (HFC). Les scientifiques ont déclaré cette année dans les débats de la « National Academy of Science » que s’ils devenaient la substance de remplacement de choix, les impacts sur les changements climatiques pourraient être importants. Les scientifiques ont soutenus que l’utilisation du HFC pourrait augmenter de manière significative dans les prochaines années à venir comme alternative pour des produits tels que les mousses d’isolation, les climatiseurs et les réfrigérateurs.
D’un autre coté, une action rapide pour ralentir et stopper les émissions annuelles en utilisant des solutions de remplacement déjà existantes pourrait permettre de réduire les émissions de HFC en dessous d’une gigatonne d’ici 2050.
Les gouvernements vont se rencontrer en Novembre à Port Ghalib, en Egypte, sous le signe du protocole de Montréal afin de discuter des futures directions à prendre pour le traité et son implication dans la lutte contre les changements climatiques.
Ces discussions auront lieu quelques jours avant l’importante réunion sur le climat à Copenhague où les nations seront sollicitées pour sceller un accord sur des réductions significatives des émissions de gaz, ayant aussi de l’aide pour les pays et communautés vulnérables
L’histoire de la couche d’ozone a aussi montré que gérer l’environnement de manière durable coûte moins cher et prend moins de temps que réparer les dommages déjà faits. Même avec les mesures rapides et décisives prises par les gouvernements avec le protocole de Montréal, le bouclier protecteur de la terre mettra probablement 40 à 50 ans pour s’en remettre entièrement.
Les scientifiques estiment que sans le traité, la réduction de la couche d’ozone aurait augmenté de 50% dans l’hémisphère nord et de 70% dans l’hémisphère sud d’ici 2050. A peu près 10 fois pires que les niveaux actuels. On estime que le protocole de Montréal à évité: 19 millions de cas de cancers non lié aux mélanomes, 1.5 million de cas de cancers liés aux mélanomes et 130 millions de cataractes des yeux. Source : PNUE.
