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Utiliser l’espace pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre

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Lors de sa visite au salon de l’Aéronautique et de l’Espace du Bourget, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a rencontré le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (GIFAS). A cette occasion, la ministre a fait un point d’étape sur l’action menée dans le domaine du spatial et dressé quelques perspectives.

Utiliser l'espace pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre

La ministre a rappelé les priorités qu’elle a portées durant la présidence de l’Union européenne, et comment sous l’impulsion de la France, l’ensemble des Etats-membres avait pris conscience de l’intérêt de l’espace. Cet intérêt s’était traduit notamment par la reconnaissance de l’Union européenne comme « acteur global de la politique spatiale», mais également par la volonté de faire de l’espace un marché porteur, un secteur stratégique, aussi bien au niveau industriel que pour les services qu’il apporte. Une ligne budgétaire spécifique pour l’espace au sein du budget communautaire, en particulier pour porter les programmes phares déjà engagés, Galileo et GMES, a depuis été proposée.

La ministre a ensuite évoqué la préparation du prochain contrat Etat- CNES qu’elle souhaite davantage orienté vers les bénéficiaires de la politique spatiale, c’est-à-dire les citoyens auxquels l’espace apporte des services utiles (comme la géolocalisation, l’imagerie satellite…), les entreprises du secteur afin de renforcer leur compétitivité, et les scientifiques pour qui l’espace est un outil extraordinaire et indispensable pour comprendre l’Univers, les lois de la physique la plus fondamentale et bien sûr l’évolution de notre planète.

Puis, Valérie Pécresse a annoncé que la France a proposé une utilisation opérationnelle de l’espace pour les politiques publiques en matière de réchauffement climatique, notamment pour contrôler les émissions de gaz à effet de serre. Elle a indiqué que cette question sera abordée lors de la conférence de Copenhague sur le changement climatique en décembre prochain.

Elle a ajouté que les efforts publics devaient aussi porter sur des travaux scientifiques plus en amont pour mieux modéliser l’atmosphère en termes de gaz à effet de serre et les flux associés. L’objectif, à terme, est de pouvoir mesurer à partir d’observations spatiales les émissions et les absorptions de gaz à effet de serre de chaque région du globe, voire de chaque pays.

La ministre a plaidé pour une préférence européenne en soulignant l’importance de privilégier des lanceurs européens. Il est en effet primordial que le secteur spatial européen soit solidaire pour porter ses intérêts au niveau international. Elle a également insisté sur la nécessité d’accompagner Arianespace dans ses différentes offres (comme à l’occasion des projets Yamal et Alphasat).

Enfin, la ministre s’est félicitée qu’Arianespace ait déjà signé six nouveaux contrats de lancement, quatre pour Galileo et deux pour des satellites de télécommunications pour Hong Kong, Singapour et Taïwan. Ces signatures témoignent de la vitalité et du dynamisme commercial d’Arianespace et de la compétitivité du savoir-faire européen. Source : MESR.

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