La commission de l’agriculture du parlement européen a initié le débat sur la réforme de la politique agricole commune (PAC), qui doit commencer l’an prochain, par une audition publique d’experts mercredi dernier.

La politique agricole commune « fait partie de la solution pour affronter les nouveaux défis », et dont « une partie des réponses aux questions sont énoncées dans la Stratégie de l’UE 2020″, a déclaré l’eurodéputé George Lyon (ADLE, UK), rédacteur de la résolution du Parlement sur l’avenir de la Politique agricole commune (PAC).
La plupart des intervenants, (députés, représentants des agriculteurs et des universitaires), préconise de garder la politique au niveau de l’UE, arguant que l’introduction du « cofinancement » (à savoir l’association des fonds de l’UE et des budgets nationaux) pourrait signifier la fin de la PAC.
La majorité a également préconisé l’introduction d’outils destinés à freiner la volatilité des prix, soulignant les avantages de l’agriculture pour la société dans son ensemble.
A quoi la future PAC devrait-elle ressembler?
La PAC doit être « plus juste, plus verte et plus durable », a déclaré M. Lyon. L’UE doit assurer un niveau de vie équitable aux agriculteurs et l’égalité de traitement pour les personnes des « nouveaux » États membres, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
La « PAC est l’une des politiques les plus réussies, mais elle doit être ajustée », a déclaré Luis Capoulas Santos (S&D, PT), en ajoutant : « nous devons rejeter toute forme de renationalisation de la politique agricole, y compris le cofinancement ».
Les agriculteurs et les producteurs en général, devraient aussi avoir plus de pouvoir dans la chaîne alimentaire. La volatilité des marchés est essentielle, et un outil est nécessaire pour gérer les crises potentielles, a déclaré M. Lyon, en citant la crise des prix du lait.
« Une PAC plus verte? Oui! » a déclaré Martin Häusling (Verts/ALE, DE), ajoutant que « la PAC ne parvient pas à garantir un revenu équitable aux agriculteurs », et que la future politique agricole devrait donc améliorer leur position sur le marché pour essayer de résoudre le problème.
Donner de la stabilité aux agriculteurs
« Les agriculteurs devraient pouvoir s’adapter » aux nouvelles technologies et aux nouveaux modèles de production, a déclaré Richard Ashworth (ECR, UK), en convenant que l’introduction d’un cofinancement pourrait signifier la fin de la PAC.
L’UE doit donner aux agriculteurs la stabilité dont ils ont besoin pour planifier et investir, a déclaré Peter Kendall de la National Farmers Union d’Angleterre et du Pays de Galles. L’aide directe aux agriculteurs est également une question clé pour la future PAC, a-t-il ajouté, car elle aide les agriculteurs à faire face aux changements du marché.
Fournir des biens publics
La question des meilleurs moyens d’assurer une utilisation correcte des dépenses publiques a été également débattue lors de l’audition. Selon le texte de M. Lyon, les agriculteurs « devraient être reconnus comme les principaux fournisseurs de biens publics », tels que la production alimentaire de haute qualité, le bien-être animal amélioré et une meilleure gestion du paysage et de leurs effets bénéfiques sur l’environnement et la sécurité alimentaire.
L’UE jouit de normes de haute qualité dans sa production alimentaire, mais « cela a un prix », a souligné Michel Dantin (PPE, FR), ajoutant que la future PAC doit répondre aux préoccupations environnementales et « gagner le soutien du public ».
Le système actuel de soutien est injuste
La plupart des orateurs ont convenu que le régime actuel de paiement unique (RPU) distribue les fonds de manière injuste, tant au niveau des États membres que de celui des agriculteurs.
Le RPU a été considéré comme un droit au financement public », a déclaré Louis-Pascal Mahé, professeur à Agrocampus de Rennes, France, ajoutant qu’ »il ne fournit pas d’incitations pertinentes à fournir les produits dont la société a besoin ».
Pour la nouvelle PAC, « il n’est pas possible de se fonder exclusivement sur le marché », a déclaré Gerd Sonnleitner, vice-président du COPA-COGECA, un organisme européen représentant les agriculteurs et les coopératives.
Le public estime que la PAC est coûteuse, mais il ne pense pas aux avantages retirés », a-t-il fait observer, estimant que l’UE doit améliorer la visibilité des bienfaits de l’agriculture pour la société dans son ensemble.
Le prochain événement relatif aux travaux de la commission de l’agriculture sur l’avenir de la PAC après 2013 est un débat avec le commissaire chargé de l’agriculture, Dacian Ciolos, prévu pour le 12 avril. Source : Parlement européen.

Je suis paysan et ces délarations vont dans le bon sens les paysans sont moins refractaires à l’environnement qu’on croit, mais comme pour toutes acteurs du primaires la concurence « libre et non faussé », ainsi que l’objectif de diminurer notre population (qu’ils soient politique financier industriel) non oblige à préférer la survie et il est vrai la PAC a sélectionner les agris les plus réactifs aux subventions qu’aux systèmes durables, ils manquent l’approche de l’EMB qui fédère bien plus les éleveurs laitiers que la copa (fnsea qui dans sa démarche partisane c’est converti en libéral, alors qu’on ne fait que de s’en rendre compte, les paysans comme les ouvriers comprennent bien le non faussé, 100% de taxe à l’importation de lait en Chine…)