Le WWF-France interpelle les candidats aux élections régionales pour leur demander la création, dans chaque région, d’un premier vice-président en charge du développement durable, véritable numéro 2 de l’exécutif régional.

Cela a été peu évoqué mais les futurs exécutifs régionaux auront à décliner concrètement les principes et mesures du Grenelle de l’Environnement dont le WWF a été l’un des acteurs les plus actifs.
Mais ce n’est pas tout. A mi-mandat, prendra fin le protocole de Kyoto qui dessine à l’échelle planétaire le cadre d’action contre le péril climatique.
Or, dans ce domaine, nous savons que la région est un acteur essentiel de la lutte contre le changement climatique. Les régions doivent être en mesure de répondre à ce double impératif.
Sur ce point, le WWF a déterminé 7 domaines d’action majeurs (Energie, transport, agriculture, biodiversité, formation, éducation à l’environnement, gouvernance) dans lesquels l’action régionale peut être déterminante pour mener la France sur la voie d’une politique environnementale d’excellence, créatrice de valeurs.
Ces points sont détaillés dans la lettre qui a été transmise aux candidats et signée par Isabelle Autissier et Serge Orru.
En 2010, il n’est plus possible pour une région de ne pas faire le pari d’un développement durable réconciliant économie et environnement.
Ce choix sera une des clefs de la création d’emplois non délocalisables dans les années à venir. Mais pour cela, il faut créer les formations adéquates.
C’est la raison pour laquelle le WWF souhaite la création, dans chaque région, d’un super « viceprésident » qui prendra sous son autorité ces trois compétences majeures : économie, environnement et formation.
« Nous sommes convaincus que la région sera l’un des acteurs majeurs du changement de modèle de société qui s’est amorcé avec le Grenelle de l’Environnement », indique Serge Orru, Directeur Général du WWF-France.
« Mais pour accompagner, ce mouvement elle doit revoir la façon dont les compétences sont distribuées au sein des exécutifs régionaux, c’est la raison pour laquelle le WWF interpelle entre les deux tours les candidats.
Nous rendrons publics les réponses avant vendredi car il est nécessaire que les citoyens sachent ce qu’ils sont en mesure d’attendre après le 22 mars. » Source : WWF.
