L’objectif de ce « Grenelle de la Mer » est de permettre d’avancer tous ensemble : gouvernement, acteurs économiques, élus, association de protection de l’environnement et d’usagers de la mer, avec le Secrétariat Général de la mer, les ministères concernés et leurs établissements publics, pour débloquer des situations figées grâce à une méthode qui a fait ses preuves.
Il s’agit in fine de tourner davantage la France vers la mer et de lui permettre d’occuper pleinement la place que lui confèrent ses espaces maritimes et que l’avenir l’invite à prendre.
Il s’agit d’engager une grande concertation avec les acteurs du monde maritime, évidemment les premiers concernés par le devenir de leurs activités et le devenir même de la mer. Avec les représentants de la société civile pour qui la mer, bien commun de l’humanité est également précieuse.

A l’issue de cette concertation qui durera environ deux mois, il s’agira d’arrêter les grandes orientations pour une politique maritime digne de ce nom. Un comité interministériel de la Mer sera invité à valider avant l’été ces grandes orientations.
La mer qui couvre 70% de la surface de notre globe, représente un enjeu majeur pour l’avenir parce que les océans et les mers sont essentiels à notre planète et ses habitants.
La mer peut nous apporter – pour peu que l’on en prenne soin – des solutions durables pour l’avenir : réponse aux défis alimentaire et énergétique, aux besoins de transport et du commerce, aux équilibres climatiques et géopolitiques de la planète.
Les espaces maritimes demeurent en effet l’enjeu géostratégique majeur du siècle qui débute. Il n’est pas un de nos grands partenaires mondiaux – Etats-Unis, Brésil, Inde, Chine, Royaume – Uni ou Russie – qui ne développe une grande politique maritime. Les avantages géographiques de notre pays, avec un espace maritime qui est le second au monde, ainsi que nos savoir-faire navals et maritimes donnent à la France une responsabilité majeure dans l’avenir des océans.
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Le Grenelle de l’environnement a posé de nombreux jalons qui seront intégrés dans la stratégie nationale pour la mer :
Une dizaine d’engagements sur la mer et presque autant sur l’outre-mer (sur les 273 qui concrétisent le Grenelle Environnement).
Les travaux des comités opérationnels « Gestion intégrée de la mer et du littoral » (piloté par le député Jérôme BIGNON) et « Outre-mer » (piloté par la présidente du Conseil général de la Réunion, Nassimah DINDAR).
De nombreuses dispositions législatives dans le projet de loi de programme du Grenelle, ainsi que dans le projet de loi portant engagement national pour l’environnement.
Un groupe de travail du comité opérationnel « Déchets », piloté par l’association Robin des Bois, est toujours actif sur les macro-déchets flottants. Rapport programmé fin avril.
Le Grenelle de l’environnement a surtout acté la nécessité de mettre en place une stratégie nationale pour la mer. Il convient donc maintenant d’élaborer, définir et mettre en place cette stratégie car la mer et les océans appellent de nouvelles actions déterminées au plan national, européen et international.
Le « Grenelle de la mer » vise donc à créer les conditions favorables à l’émergence de cette dynamique.
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Il réunira pour la première fois sous cette forme et dans un tel processus, l’Etat, les collectivités territoriales, tous les acteurs de l’économie maritime et les représentants de la société civile afin de définir une feuille de route en faveur de la mer, du littoral et de la promotion des activités maritimes dans une perspective de développement durable.
Il doit aboutir avant l’été à un projet de plan contenant des objectifs, des engagements et des mesures concrètes et quantifiables recueillant un accord le plus large possible des participants, en vue d’une validation par un comité interministériel de la mer.
Selon un processus désormais établi, la première phase est consacrée au dialogue et à l’élaboration des propositions au sein de 4 groupes thématiques transversaux :
Groupe de travail n° 1 « Favoriser le développement harmonieux du littoral en améliorant l’interface terremer
», Groupe de travail n° 2 « Promouvoir le développement d’activités maritimes compétitives et soutenables
sur le plan environnemental », Groupe de travail n° 3 « Valoriser les métiers de la mer et oeuvrer à l’attractivité des activités maritimes » et Groupe de travail n° 4 « Instaurer une nouvelle gouvernance aux niveaux infra-national, national, européen et mondial ». Source : MEEDDAT.
