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EcoAct lance un programme de recherche au Brésil sur la séquestration carbone

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EcoAct a créé un programme de recherche portant sur la séquestration carbone de programmes de reforestation et d’agroforesterie dans l’Etat de São Paulo. Ce projet pilote est destiné à étudier les arbres et à sélectionner ceux qui sont les meilleurs « capteurs de CO2 ».

EcoAct lance un programme de recherche au Brésil sur la séquestration carbone

EcoAct, spécialiste de la stratégie carbone et des programmes de compensation carbone, s’investit davantage sur le terrain aux côtés des acteurs concernés par le réchauffement climatique, en partenariat avec l’Institut Agronomique de Monte Alegre et l’association Mata Ciliar.

Aujourd’hui, réduire les émissions de CO2 n’est plus le seul objectif visé. Pour revenir à un niveau tolérable de CO2, il est indispensable d’être capable de séquestrer celui déjà présent dans l’air. Telle est la raison d’être du projet Monte Alegre. Les propriétés « dépolluantes » des forêts sont connues : élimination naturelle du CO2 (photosynthèse) et libération d’oxygène pur.


Conserver, entretenir et accroître les superficies forestières permettrait d’abaisser significativement le niveau de CO2 atmosphérique.

Deux méthodes concourent à augmenter la capacité globale de séquestration du CO2 par les arbres :

- La reforestation étudie la disposition des plantations et le choix des espèces (propriétés économiques et/ou environnementales, bois de construction, bois améliorant la fertilité des sols…).

- L’agroforesterie, initiée par l’INRA dès les années 80, consiste à imiter la nature en recréant un espace associant les arbres, les plantes et les pâturages tout en maintenant la production.

Il est aujourd’hui impératif de mettre en place rapidement des actions de grande envergure combinant toutes les méthodes de séquestration de CO2 efficaces. Pour EcoAct, améliorer les conditions sociales, économiques et environnementales de l’ensemble des utilisateurs de la terre est également un critère essentiel.


Située sur la côte atlantique du Brésil, la forêt de la Mata Atlântica ne couvre plus que 11,4% de sa superficie d’origine. Elle a perdu sur les 3 dernières années plus de 100 000 hectares du fait du développement urbain et de l’expansion économique. 60% des espèces de cet écosystème étant considérés en danger, cette forêt a été classée Réserve Mondiale de la Biosphère par l’ONU pour la richesse de la faune et de la flore qu’elle héberge.

EcoAct connaît bien cette forêt et sa problématique, puisqu’elle travaille depuis 3 ans à un programme de reforestation de la Mata Atlântica avec Mata Ciliar.

Mais cela ne suffit pas : pour générer plus de ressources et assurer une croissance stable de cette forêt, il faut étudier d’autres possibilités. La compensation carbone assise sur des méthodologies d’agroforesterie et séquestration carbone représente un intérêt majeur pour le développement économique et environnemental de cette région. Mais les données sur la croissance et les capacités de stockage en CO2 des espèces natives du Brésil manquent drastiquement.


EcoAct a donc lancé dans cette optique le projet Monte Alegre. Ce projet est, pour l’instant, un pilote de recherche portant sur :

- 5 parcelles d’agroforesterie, sur lesquelles est étudiée l’association de différentes espèces d’arbres et de plantes pérennes, toutes natives. L’objectif étant d’identifier le meilleur « mix » en termes de sources de revenus potentielles pour les populations locales par la production de ce qu’on appelle des « produits forestiers non ligneux » (fourrage, huiles essentielles…), et de préserver la biodiversité et la forêt primaire,

- 2 parcelles d’afforestation/reforestation de différentes densités pour étudier la croissance des arbres, et recueillir de nombreuses données allométriques concernant les espèces natives du Brésil, ceci afin de recréer un écosystème et de préserver la biodiversité.


Les premières données exploitables de ces études sont attendues d’ici environ 6 mois (taux de mortalité, adaptation, vitesse de croissance…). Elles permettront d’évaluer et d’extrapoler le potentiel de séquestration en termes de CO2 des différents arbres, la productivité des espèces agricoles, les meilleures combinaisons en termes de rendement de production, le meilleur espacement, les espèces les plus adaptables…

À l’aide de ces premiers résultats, la seconde étape consistera, à partir de ces données allométriques, à déployer le projet sur un maximum de terrain possible et inciter les producteurs locaux à adhérer au projet. Ce programme de recherche bénéficie par ailleurs, en raison de son intérêt pour le Brésil, d’une bourse du gouvernement brésilien.

A l’issue de cette phase pilote puis de déploiement, 2 projets de compensation de reforestation et d’agroforesterie devraient être lancés au plus tard en 2014.

Pour plus d’informations : www.eco-act.com . Source : EcoAct.

2 réflexions au sujet de « EcoAct lance un programme de recherche au Brésil sur la séquestration carbone »

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