Métiers de la filière énergies renouvelables : solaire, photovoltaïque, biomasse…
Les énergies renouvelables constituent une des clés de la transition énergétique, en apportant une des réponses au défi climatique et de la sécurité d’approvisionnement. Le Grenelle de l’environnement a introduit un changement d’échelle en programmant, en accord avec le Paquet « énergie – climat » de l’Union européenne, le doublement de la production d’énergies renouvelables d’ici 2020.

Le marché des ENR pesait environ 16 milliards d’euros en 2008. L’éolien, le bois énergie et les pompes à chaleur représentaient les plus importants marchés de production. Les évolutions ne sont pas les mêmes selon les secteurs. Ainsi, c’est le photovoltaïque et, dans une moindre mesure, les pompes à chaleur qui, depuis 2008, portent le marché des ENR.
La croissance du secteur de l’éolien entraîne une croissance des créations d’emplois conforme aux ratios de référence. De même, les énergies renouvelables croissent beaucoup plus rapidement que le marché de l’efficacité énergétique.
En 2008, 72 640 emplois ont été recensés comme liés directement au marché des énergies renouvelables, dont environ 46 000 pour la production de matériel et leur vente et 26 000 pour la vente d’énergies renouvelables. Ces résultats sont un peu inférieurs aux objectifs fixés par le Grenelle pour 2012.
Quatre types de métiers liés aux énergies renouvelables :
- la fabrication et la distribution d’équipements producteurs d’énergies renouvelables,
- l’installation, la maintenance et l’usage de ces équipements, notamment dans les bâtiments,
- le conseil technique et les services non marchands, exercés notamment au sein des collectivités locales par exemple dans le cadre de l’élaboration d’un plan climat-énergie territorial
- l’aide au financement des énergies renouvelables.
Il ne faut pas attendre avec les énergies renouvelables de révolution en termes de création de nouveaux métiers, si ce n’est le métier de développeur de projet ou de contrôleurs/coordonnateur qualité. Pour le reste, les énergies renouvelables offriront davantage d’emplois sur des métiers traditionnels avec des nouvelles compétences.
Les compétences manquent dans certains domaines
C’est notamment le cas, pour ce qui concerne l’ingénierie, dans les grosses chaufferies bois et le biogaz. Dans les emplois liés aux bâtiments, une approche globale qui tient compte de l’ensemble des différents corps de métiers et des complémentarités nouvelles inhérentes aux énergies renouvelables et à la maîtrise de l’énergie est nécessaire ; peut-être un métier comme celui de contrôleur qualité finira-t-il par émerger.
Une nouvelle filière de juristes et notamment d’avocats spécialisés dans le droit des énergies renouvelables pourrait avoir de l’avenir. De nouveaux sujets se posent également dans la recherche et des compétences sont à créer dans des filières émergentes ; c’est par exemple le cas dans le secteur des énergies marines. Source : MEEDDM.

