Métiers de la filière Eau, Assainissement, Déchets, Air
La filière Eau, Assainissement, Déchets, Air tient une place particulière dans le plan de mobilisation des territoires et des filières qui vise à enrichir en emplois la croissance verte en soutenant le développement des activités nouvelles et en adaptant les compétences.

En effet, la filière “Eau, Assainissement, Déchets, Air” regroupe les activités classiques de l’environnement, développe pour les ménages, les collectivités territoriales, les artisans et les industries, les technologies et assure les services qui leur sont nécessaires pour s’engager dans une croissance verte soucieuse d’épargner l’environnement et d’économiser les ressources naturelles, énergie comprise.
Cette filière comprend des emplois publics (maîtres d’ouvrage publique, régies municipales…) et des emplois privés (délégations de services publics, externalisation des industries…), environ 340 000 emplois dont un tiers dans le public et deux tiers dans le privé.
L’activité de l’EADA sera fortement impactée par le Grenelle Environnement avec deux tendances contradictoires : la recherche d’une meilleure maîtrise de flux (économie d’eaux et de matières premières, réduction des déchets liquides, solides et gazeux), mais aussi une réduction progressive de l’activité principale (traitement des eaux usées, collecte et élimination des déchets par stockage ou incinération…).
La prise en considération des déchets conduira au développement d’activités telles que la recherche des fuites, lutte contre le gaspillage, qualité de l’assainissement individuel, mesure des flux et éducation des consommateurs, tri, recyclage et valorisation des déchets.
C’est dans ce contexte que l’accroissement du nombre d’emplois à 2015 est évalué à 40 000 emplois.
Leurs caractéristiques principales sont les suivantes :
- 70 à 80% des emplois suivant les secteurs correspondant à des niveaux de qualification VI, V avec une nette prédominance masculine.
- Sous toute réserve, il semble que 2/3 des emplois correspondent à des qualifications non spécifiques de la filière (taches administratives, conducteurs routiers…).
- 1/3 seulement des flux liés au renouvellement et à l’accroissement des emplois appellent une formation spécifique, majoritairement dans les qualifications de V à IV.
En première analyse, il ne semble pas qu’il y ait de déficit quantitatif de formation.
Sur le marché du travail, on observe une certaine tension en faveur des demandeurs d’emplois des qualifications V et VI, tension qui tend à se réduire et qui pourrait bien être liée à un défaut d’attractivité de ces métiers plutôt qu’à un déficit de formation. Au contraire dans les qualifications de niveaux IV et III, il y a nettement plus de demandeurs d’emplois que d’offres pour les cadres et techniciens dont la formation est principalement axée sur la connaissance de l’environnement. Source : MEEDDM.

