La Direction générale de la Santé (DGS) a observé une recrudescence des intoxications au monoxyde de carbone après le passage de la tempête dans le Sud-Ouest. L’utilisation de groupes électrogènes a notamment entrainé le décès de plusieurs personnes.
La DGS a dénombré 30 accidents de ce type qui ont intoxiqué au total plus de 100 personnes dans les départements d’Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Le monoxyde de carbone est un gaz incolore et inodore qui se diffuse très vite dans l’environnement. Sa présence résulte d’une combustion incomplète, et ce quel que soit le combustible utilisé : bois, butane, charbon, essence, fuel, gaz naturel, pétrole, propane.
Il agit comme un gaz asphyxiant très toxique qui, absorbé en quelques minutes par l’organisme, se fixe sur l’hémoglobine : 0,1 % de CO dans l’air tue en une heure, 1 % de CO dans l’air tue en 15 minutes et 10% de CO dans l’air tuent immédiatement.
En France, chaque année, environ 100 personnes décèdent d’une intoxication au monoxyde de carbone sur près de 5 000 personnes intoxiquées. Certaines conservent des séquelles à vie. Cette année, entre le 1er septembre et le 15 décembre, 1015 personnes intoxiquées ont été signalées aux autorités sanitaires.
Il existe deux types d’intoxication :
* l’intoxication aiguë, qui entraîne une intervention des secours en urgence et se manifeste par des vertiges, une perte de connaissance, une impotence musculaire, voire un coma et le décès ;
* l’intoxication chronique, qui entraîne des maux de tête, des nausées, une confusion mentale. Difficilement détectable, elle peut entraîner, à la longue, des troubles cardiaques ou respiratoires. Ce type d’intoxication est actuellement suspectée de perturber le développement cérébral des enfants et notamment leur fonctionnement intellectuel.
Que faire en cas d’accident ?
Les consignes de sécurité en cas d’accident dû au monoxyde de carbone sont simples :
1. Aérer immédiatement les locaux en ouvrant portes et fenêtres.
2. Faire évacuer les locaux et vider les lieux de leurs occupants.
3. Appeler les secours : Pompiers : 18 pour les pompiers ou 15 pour le SAMU
4. Ne réintégrer les locaux qu’après le passage d’un professionnel qualifié qui recherchera la cause de l’intoxication et proposera les travaux à effectuer.
5. Contacter la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales du département ou, pour Paris et les départements 92, 93 et 94, le Laboratoire Central de la Préfecture de Police. Ces services sont en mesure de vous donner des informations complémentaires. Source : DGS, ministère de la Santé. Image : Audrius Meškauskas, 19/04/2006.

bonjour:
dans le cadre de la prévention je cherche des procédures de sécurité qui serviront comme guide pratique lors des intervention de mon équipe sur les groupes électrogène,
notre activité consiste a un contrat de maintenance des groupe électrogène de grande puissance
merci
Bonsoir,
désolé je ne peux vous aider.